Concernent les tissus mous de
la face et du cou
1
Cavités sinusiennes de la face
# Sinus :
-
Maxillaires
-
Frontaux
-
Ethmoïdaux
-
Cellules ethmoïdales antérieures
-
Cellules ethmoïdales postérieures
# Fonction ; conditionner l’air (température et
hygrométrie)
# Sinus Maxillaire :
Ø
9cm3 / cavité
-
Pyramide quadrangulaire
-
Base antérieure
-
Partie ophtalmique
-
En arrière la fosse ptérygomaxillaire
-
Base : cornée, cellules ethmoïdales
-
Sommet : pyramide zygomatique
§
N’existe pas chez l’enfant
§
Croissance à partir de 5, 6 ans
- Communication, drainage au niveau du méat moyen
- Muqueuse des sinus : épithélium respiratoire cilié
(fonction épuratoire)
- Du méat moyen, sont expulsées les sérosités sécrétées
dans le sinus par les cellules cillées
v
Les sinus frontaux, maxillaires et les cellules ethmoïdales
antérieures se drainent tous dans le méat moyen. Si il y une atteinte du méat
moyen, toutes ces cavités sont touchées.
v
Les cellules ethmoïdales postérieures se drainent au niveau du
méat supérieur
2
Sinusite maxillaire aiguë
2.1
Définition
Une sinusite maxillaire aiguë traduit l’inflammation de la
muqueuse du sinus
L’origine est :
-
Dentaire : propagation d’un foyer apicale au niveau d’une dent
antrale,
les signes cliniques son unilatéraux
-
Rhinogène : +++extension d’une rhinite aiguë virale, saisonnière,
le plus souvent après des activités aquatiques
les signes cliniques sont bilatéraux
-
Traumatique : fracture, communication bucco sinusienne
2.2
Germes en cause (pour une origine dentaire)
-
la plupart du temps non spécifique d’un germe : on trouve pneumocoques,
streptocoques, haemophilus, staphylocoques
-
Sauf dans le cas d’une actinomycose bucco faciale (actinomycès israeli)
2.3
Facteurs intrinsèques prédisposant aux sinusites rhinogènes
-
Obstruction nasale mécanique (déviation de la cloison nasale / hypertrophie d’un cornet)
-
Rhinopathie inflammatoire chronique (rare) facilitant les exacerbations
aiguës : allergies, dyskinésie ciliaire entrainant un dysfonctionnement de l’ostium
sinusien
2.4
Signes clinique d’une sinusite d’origine dentaire
2.4.1
Signes généraux
-
fièvre modérée (ou absente) ≈ 38°C
-
asthénie
2.4.2
Signes fonctionnels
-
unilatéraux
-
douleurs de la fosse canine (bas du nez) et douleur dentaire augmentée
par la position déclive, l’effort, la toux
-
écoulements unilatéraux purulents et fétides (vers l’avant ou l’arrière)
-
pas d’obstruction nasale
2.4.2.1
l’inspection peut être normale, ou avoir un oedeme jugal homolatéral à la
douleur
2.4.2.2
palpation : douleur à la pression de la fosse canine,douleur intolérable
en cas de sinusite bloquée
2.4.3
Signes endobuccaux
-
néant si ce n’est une dent douloureuse à la percussion (PM, M maxillaire)
2.4.4
Signes ORL
-
A la rhinoscopie antérieure (au spéculum ORL) et postérieure (paroie
pharyngée), présence de pusà l’ostium moyen
2.4.5
Signes radiologiques
-
si nécessaire, normalement, l’examen clinique suffit
-
panoramique ++
-
Cliché de Blondeau (nez, menton, plaque) ++
-
TDM : rare pour sinusite aiguë car les signes disparaissent avant de
faire l’examen
2.5
Diagnostic différentiel
-
le diagnostic est facile, néanmoins, dans les formes mineures ou « abatardies »
après traitement antibiotique, on retiendra :
o
algie dentaire simple
o
algie d’origine oculaire (glaucome)
o
névralgie trigéminale
2.6
Traitement
2.6.1
Local
-
Dentaire
2.6.2
Général
-
antalgique de niveau 1 ou 2
-
Antibiothérapie selon antibiogramme, allergies et résistances
o
Association Amoxiciline – ac Clavulanique : AUGMENTIN®
o
Céphalosporine de 3e génération :
OROKEN®
o
Quinolones :
CIFLOX®
2.6.3
Rhinologique
-
pulvérisation de vasoconstricteurs locaux (bof)
-
inhalations chaudes
-
inhalation d’aérosols composés d’association ATB, anti inflammatoire :
LOCABIOTAL® +++
2.6.4
Chirurgical
-
ponction sinusienne maxillaire
o
par voie nasale : méatotomie inférieure ou moyenne
o
par voie buccale : perforation de la paroi antérieure du sinus
2.6.5
Evolution
-
Favorable
o
Si traitement adapté
-
Défavorable
o
Vers la chronicité
o
Pansinusite antérieure de la face
o
Complication locorégionale en particulier vers l’ostéite du
plancher de l’orbite, et la cellulite orbitaire
o
Dacryocystite (voie de drainage des larmes)
3
Sinusite Maxillaire Chronique
3.1
Définition
Une sinusite maxillaire chronique traduit l’inflammation
chronique de la muqueuse du sinus
L’origine est :
-
Dentaire : +++ propagation d’un foyer apicale. UNILATERAL
-
Rhinogène : extension d’une rhinite aiguë virale, saisonnière, le
plus souvent après des activités aquatiques
les signes cliniques sont bilatéraux
-
Traumatique : fracture, CBS
On a une chronicisation des signes : les signes sont plus
diffus, les examens complémentaires plus ciblés
3.2
Signes clinique d’une sinusite chronique
3.2.1
Signes généraux
-
absents
3.2.2
Signes fonctionnels
-
douleurs inconstantes
-
rarement intenses
-
unilatérales
-
latéro-nasales ou sous orbitaires
-
sensation de lourdeur
-
cacosmie subjectif (mauvaise haleine postérieure)
3.2.2.1
l’inspection non spécifique
3.2.2.2
palpation : négative le plus souvent, parfois des douleurs à la palpation
de la fosse canine
3.2.3
Signes endobuccaux
-
A la recherche de la dent causale, palpation du fond du vestibule
3.2.4
Signes ORL
-
Rhinorhée unilatérale
-
Purulente, fétide
-
Abondante, intermittente (surtout au réveil ou à l’inclinaison de la tête
en avant)
-
Rhinoscopie antérieure et postérieure objectivant la présence de pus
3.2.5
Signes radiologiques
-
Cliché rétro-alvéolaire
-
panoramique
-
Cliché de Blondeau (nez, menton, plaque)
-
TDM : +++ ó Première
intention en cas de sinusite chronique
3.3
Diagnostic différentiel
-
Kystes et tumeurs bénignes des sinus
-
Kystes d’origine dentaire, ostéome, hémangiome, muccocèle +++ (pti kyste
rond)
-
Tumeru maligne des sinus
-
Granulomatose de Wegener
-
Sinusite Mycosique (aspergilose)
3.4
Traitement
3.4.1
Local
-
Dentaire si possibilité de conservation
3.4.2
Général
-
antalgique de niveau 1 ou 2
-
Antibiothérapie selon antibiogramme, allergies et résistances
o
Association Amoxiciline – ac Clavulanique :
AUGMENTIN®
o
Céphalosporine de 3e génération :
OROKEN®
o
Quinolones :
CIFLOX®
3.4.3
Rhinologique
-
pulvérisation de vasoconstricteurs locaux (bof)
-
inhalations chaudes
-
inhalation d’aérosols composés d’association ATB, anti inflammatoire :
LOCABIOTAL® +++
3.4.4
Chirurgical
-
Si le traitement dentaire ne suffit pas !
-
Méatotomie, curetage et lavage du sinus maxillaire par voie nasale sous
contrôle endoscopique
-
Ou par voie vestibulaire : intervention de Caldwell Luc : attention à ne
pas léser le 52, inconvénient : la cicatrice est douloureuse
-
Avulsion de la dent causale
v
En gros si le traitement dentaire ne fonctionne pas on passe à une
traitement lourd : 15 jours d’hospitalisation avec sonde nasogastrique
3.4.5
Evolution
-
Favorable
o
Si traitement adapté
-
Défavorable
o
Pansinusite antérieure de la face
o
Complication locorégionale en particulier vers l’ostéite du
plancher de l’orbite, et la cellulite orbitaire
4
Empyème du sinus
4.1
Définition
Le sinus maxillaire devient ici le lieu de collection d’une
formation purulente ayant pour origine un foyer apico-dentaire
4.2
Signes Cliniques
Pas encore de signes de sinusite aiguë, mais elle peut
faire suite
-
céphalée, hyperhémie
-
douleurs dentaires d’abcès apical
-
puis soudaine disparition de ces douleurs, avec écoulement purulent au
niveau nasal, du coté homolatéral à la douleur dentaire
-
cacosmie subjective
-
pas de douleurs sinusiennes
4.3
Traitement
Le même que pour une sinusite aiguë à savoir : l’empyème
ressemble à une sinusite aiguë mais sans la douleur
4.3.1
Local
-
Dentaire si possibilité de conservation
4.3.2
Général
-
Antalgique de niveau 1 ou 2
-
Antibiothérapie selon antibiogramme, allergies et résistances
o
Association Amoxiciline – ac Clavulanique :
AUGMENTIN®
o
Céphalosporine de 3e génération :
OROKEN®
o
Quinolones :
CIFLOX®
4.3.3
Rhinologique
-
pulvérisation de vasoconstricteurs locaux (bof)
-
inhalations chaudes
-
inhalation d’aérosols composés d’association ATB, anti inflammatoire :
LOCABIOTAL® +++
4.3.4
Chirurgical
-
ponction sinusienne maxillaire
o
par voie nasale : méatotomie inférieure ou moyenne
o
par voie buccale : perforation de la paroi antérieure du sinus
5
Pansinusite de la face
5.1
Définition
Il s’agit d’une atteinte inflammatoire atteignant
homolatéralement et conjointement le sinus maxillaire, les cellules ethmoïdales
et le sinus frontal
5.2
Signes Cliniques
Les mêmes que pour une sinusite aiguë avec extension aux
autres sinus de la face
Impression d’avoir la tête dans un étau
5.3
Traitement
A gérer par le service ORL
è hospitalisation
6
Communication bucco-sinusienne CBS
6.1
Définition
Comme son nom l’indique, une CBS (ou fistule
bucco-sinusienne) est une continuité anormale entre la cavité buccale et la
cavité sinusienne, communication dont les étiologies sont multiples :
6.1.1
Origine traumatique :
-
iatrogène : avulsion PM, M mxr
-
autre : trauma balistique, fracture faciale
6.1.2
Origine dentaire :
-
kyste péri-apical
-
Atteinte parodontale sévère
6.1.3
Origine tumorale
6.1.4
Origine congénitale
6.2
Facteurs favorisants
-
dent procidente dans le sinus maxillaire dites antrales
-
développement anormal du volume du sinus (ostéoporose)
-
présence d’une pathologie péri apicale
6.3
CAT
6.3.1
Préventive
-
examen radiologique préopératoire systématique et soigneux
-
gestes contrôlés lors de l’avulsion de dents antrales
-
curetage atraumatique de l’alvéole des dents antrales
-
éviter la manœuvre de Valsalva (ancienement décrite comme manœuvre
indispensable pour confirmer une CBS, il s’agissait de boucher le nez et
souffler : des bulles apparaissait au fond de l’alvéole)
6.3.2
Curative
-
Si sinus infecté è ORL
-
Sinus sain è Odonto
o
Communication plus haute que large : fermeture spontanée, le
patient repart comme il est venu
o
Communication plus large que haute : fermeture extemporanée avec
ATB prophylaxie de couverture
6.4
Traitement : techniques chirurgicales
Principe on vient recouvrir la CBS par une muqueuse
Dans tous les cas, le chorion colle au chorion. Il ne peut
reprendre sur de l’épithélium : dans ce casil se forme un tunnel d’épithélium
On fait toujours des lambeaux de forme trapézoïdale cela
facilite la vascularisation du lambeau.
6.4.1
Lambeau crestal déplacé latéralement
-
Double incision crestale perpendiculaire à l’axe de la crête
-
Désépithélialisation de la zone receveuse
-
Traction de la muqueuse incisée
6.4.2
Lambeau vestibulo jugal : fréquent
-
grosso modo on colle la joue au palais
-
problème : le vestibule disparaît, nécessitant parfois une réintervention
6.4.3
Lambeau palatin mono-pédiculé
6.4.4
Autres techniques
-
technique de la collerette
-
technique utilisant la boule graisseuse de Bichat
-
greffes cutanées
-
lambeau composite lingual