Introduction
Boileau utilise l'ironie et imite Juvénal. Texte à la première
personne : le narrateur c'est Boileau. Il décrit la journée d'un
Parisien du matin au soir. C'est caricatural et hyperbolique. Il s'agit
d'un poème écrit en alexandrins. Il est réveillé par le bruit des
chats, coqs et travail du forgeron. Beaucoup d'écrivains classiques ont
une tendance baroque : c'est le cas des burlesques et des grotesques.
Humour pittoresque.
Lecture
1. Les importuns (l. 1/12)
2. L'embouteillage (l. 13/32)
Conclusion
l.1 " en quelque endroit que j'aille " : Boileau
s'implique, il est le narrateur et le héros de cette histoire.
" presse " = foule
l. 1/2 " presse … d'un peuple " : enjambement. Foule = premier
encombrement.
" faut, fendre, fourmillent, froissé " allitération en "
f "
" presse, peuple, importuns " allitération en " p " :
montre le choc des gens qui le cognent.
l.2 " fourmillent " : fourmilière humaine : les gens sont au
travail, itinéraire.
l.2 " les importuns " : considérés un peu comme une race à
part.
On voit d'abord le peuple en masse puis on énumère les importuns un par
un… il s'agit de travailleurs.
Blessures physiques : " froissés " l.3
Opposition entre 2 classes sociales : ouvriers et bourgeois, Boileau a un
chapeau (l.4).
l.5 autre scène de rue : convoi funèbre.
l.5/6 : allitération en " en " : connotation de tristesse.
Contraste entre le silence de l'enterrement et le bruit de la dispute des
valets, ainsi que l'aboiement des chiens et enfin les passants qui râlent.
Encombrement du passage par les travailleurs : " bouchent le passage
". (les paveurs, les couvreurs). Ils sont dérangeants.
Connotation pittoresque : " une croix " l.10 danger de mort,
allusion à la religion.
Ironie : " en font pleuvoir " il faut éviter la pluie mais la
pluie de gravas !
Tout le texte est hyperbolique : gradation ascendante.
Embouteillage : reste dans le domaine du travail
Passage de la description du trottoir à celle de la rue.
Personnification de " la poutre " l.14 : elle est le sujet de
" vient " l.15 et " menaçant " lui est attribué
(d'habitude réservé aux humains). LA poutre est l'occupant de la
charrette.
On ne voit pas de conducteur.
La foule augmente.
l.15 " fardeau pesant " : redondance.
l.16 mise en valeur du danger : " pavé glissant ".
l.17 accident ! allitération en " r " sur les lignes 17 et 18 =
bruit de l'accident.
Monde ouvrier contre monde bourgeois.
l.18 " boue " due à la pluie : rues sales.
Dégâts matériels.
NB : les accidents de carrosses existent bien : Mme de Sévigné et le curé.
l.20 répétition volontaire " embarras " " embarrasser
" reprise de deux mots de même famille.
l.21/22 pas de virgules traduisent accélération du " film ".
l.21 vraisemblable : 20 carrosses c'est possible…
l.22 … mais mille c'est impossible ! hyperbole et gradation ascendante.
l.23 expression marquant la surenchère " pour surcroît de maux
"
l.23 " un sort malencontreux " influence classique, évoque la
fatalité.
l.24 " troupeau de bœufs " : image plutôt étonnante à
Paris… pittoresque
Boileau décrit très bien cette scène : donne image + son donc plus réaliste
!
l.25 " l'un mugit, l'autre jure " Boileau confronte hommes et
animaux… cela rappelle La Fontaine.
l.27 " cent chevaux " métonymie (monture mise pour le cavalier)
l.28 plus moyen d'en sortir !
l.29 " des passants enchaînant les brigades " au lieu de "
enchaînant les brigades des passants " : inversion du CdN.
L'embouteillage s'accroît de plus belle…
l.30 opposition " paix " / " barricades " = satire.
Allusion historique et politique, rappel de la fraude des seigneurs [ ?]
l'autorité royale.
l.31 allusion aux animaux (comme l.25)
l.32 allusion aux connotations bibliques ou mythologiques (Zeus et la
foudre) : même le Dieu vengeur n'y peut rien !
La ville c'est la civilisation avec tous ses passant et c'est
aussi la jungle ! Chacun se débrouille pour vivre : chacun pour soi !
Un tas de nuisances : sonores, embouteillages, [ ?] des gens…
Paris du 18°s : pittoresque baroque.
Connotation sociale : confrontation de 2 classes (ouvriers / bourgeoisie,
oisifs) : ces milieux sont mis en parallèles… contrastes…
Imitation de Juvénal : classique (pastiche)
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