Introduction
Les Confessions : oeuvre autobiographique où Rousseau dresse
un gigantesque portrait. Il découvre Paris à 19 ans. Ville découverte
en focalisation interne. La ville est décevante par rapport à ce qu'il connaît,
à sa réputation et à son imaginaire. On pourra déceler les avantages
et les inconvénients de l'imagination.
Lecture
1er partie : phrase
introductive jusqu'à "j'en avais"
2nd partie : L 1 à 5 : comparaison avec Turin jusqu'à
"marbre et d'or"
3e partie : L 6 à 14 : la
"première impression" restera la dernière jusqu'à
"vivre éloigné"
4e partie : L 15 à 23 : une
"imagination trop active" est source de déceptions
jusqu'à "mon imagination"
Conclusion
Phrase très riche
"Combien" + "!" : phrase exclamative
"l'abord de Paris" : sujet (évènement)
Les évènements de la vie de Rousseau sont liés à sa personnalité,
"l'idée que j'en avais" : il a une idée personnelle de Paris
sans même l'avoir vu
Le verbe avoir à l'imparfait sous entends depuis longtemps
s'oppose au passé simple "démentit"
Le contraste de cette phrase peut résumer le texte
Phrases accumulatives : la première phrase a 4 sujets, la
deuxième 4 groupes nominaux
La description qu'il fait de Turin, n'en fait pas une ville
si belle car apparemment trop classique
Rousseau cherche à Paris une superbe ville baroque
Plus que parfait rappèle passé
Comparatif d'égalité et superlatif
"ne ... que" restrictif traduit idée bien arrêtée
"superbe", "marbre", "or" :
hyperboles
Jean-Jacques se fait une image stéréotypé d'une belle
ville
Changement de ton brutal, sans mot de liaisons (propositions
juxtaposées), par asyndète => forte opposition
Lexique saleté petitesse : "petits, sales, puantes,
vilaines, malpropreté, pauvreté, vieux"
Accumulation de métiers du petit peuple
Rousseau est déçu parce qu'il retrouve son quotidien
"frappé" + rapport de conséquence => choc
"a tel point que" + PS conséquence + passé
composé ( répercussion du passé dans le présent ) : il lui restera
cette impression
Démarche du résumé : adverbes temporels "d'abord,
depuis, toujours"
Semblant d'objectivité : il reconnaît la magnificence de
Paris mais de toute façon il n'aime pas la Ville
Recherche de moyens pour ne pas vivre à Paris
Changement de ton avec présent de vérité générale, le
texte évolue progressivement à l'autoportrait
Ville => hommes => moi
Phrase à évocation hyperbolique + redondances : "trop,
exagération, toujours, plus, exagéré par dessus"
Rousseau n'est pas seulement différent, prétentieux il se
croit supérieur
"les autres" : il rejette la faute sur les autres
(ça n'est jamais sa faute)
"Babylone" symbole de la splendeur, magnificence -
ville biblique avec jardins suspendus - est aussi le symbole de la
corruption
"autant à rabattre" : autocritique Rousseau reconnaît
qu'il critique tout et n'importe quoi et qu'il a l'imagination débordante
pour mieux se défendre
Importance de l'"Opéra" amateur de musique il
rêve de visiter l'Opéra
"la même m'arriva" : il se déculpabilise c'est la
fatalité, ce phénomène lui échappe
Critique de "Versailles" et de "la mer" :
Rousseau s'imagine les choses plus belles qu'elles ne sont, le cas ne se
limite pas à Paris...
"toujours" : il y a des constantes dans sa vie, des
évènements récurrents
"car" : rapport de cause à effet, la phrase
commence comme un proverbe mais il s'implique "mon"
"difficile" : sous-entends impossible : JJR se
place au dessus des hommes et de la nature
La 1e et la dernière ligne sont centrées sur Rousseau,
c'est bien un texte issu d'une autobiographie.
Pour l'auteur, la ville a un rôle négatif, c'est un décor
répugnant
Ce n'est un pas un texte descriptif car JJR est partial, il
veut être objectif sans y arriver
La ville est pour lui un prétexte à l'autoportrait
Il a une double personnalité, il est objectif et subjectif,
ainsi il ne peut être impartial
L'introspection de Rousseau est maladive car ce n'est jamais
sa faute
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