Introduction
Flaubert auteur réaliste, il appartient au post-romantisme.
Mme Bovary est un livre scandale comme les Fleurs du mal la même année :
c'est un livre moral, de façon indirecte.
Il s'agit d'une œuvre portant préjudice aux bonnes mœurs. Emma Bovary mène
une double vie, commet des adultères, vit dans le mensonge. Elle se
suicide après avoir ruiné son mari en détournant de l'argent.
Ce roman est en avance sur son temps, un roman à scandale. Aujourd'hui
c'est un grand classique, on parle d'ailleurs de Bovarysme ! C'est Emma
qui fait son propre malheur.
La ville : Rouen, grande métropole. Elle rêvait d'aller à Paris. Dans
ce passage, Rouen est un lieu de rencontre et de retrouvailles dans des
lieus publiques comme le théâtre. Les leçons de piano sont un prétexte
: elle veut vivre une histoire d'amour ! La ville est un lieu ou tout est
possible, où tous les péchés sont présents (ex : Babylone).
Story : Emma Bovary est la fille d'un riche fermier Rouault. Elle a été
élevée au couvant et a eu de mauvaises lectures. L'eau de rose (livrée
à elle même). Elle a le sens de l'imagination. Elle rencontre le médecin
de son père, elle est malade de son désir de rêve. Elle est en proie au
spleen, et n'a aucun moyen de s'en sortir. Elle connaît 2 amants (Léon
et Rodolphe) et se suicide après avoir ruiné son mari.
Lecture
1. Un départ tranquille (l.1-15)
2. Accélération jusqu'à la course folle (l.16-36)
3. un regard extérieur : celui des Bourgeois (l.37-40)
Conclusion
On ne voit pas les occupants du fiacre.
l.2 il ne sait pas où il veut aller, joint le geste à la parole, c'est
un client pressé.
l.3 personnification de la voiture.
l.4 " elle " c'est le leitmotiv : il y a ambiguïté sur ce
qu'il y a derrière ce pronom, c'est un peu l'image de l'adultère.
l.4-5 litanie des noms propres (toponymie : lieu + nom). Le cadre réel
est planté, ce sont des lieus existants (marque du réalisme).
Focalisation zéro : beaucoup d'impératifs rendent les tournures
impersonnelles.
Le cocher a l'air de vouloir faire des pauses, Léon lui ne veut pas !
" continuez " (ordre + exclamation)
l.8 " au grand galop " la voiture va vite, la gare est moderne.
l.9 " non ! tout droit " contrordre, c'est à n'y rien
comprendre !
l.10 " la fiacre descendit " métonymie : le fiacre à la place
de " les chevaux ".
Le rythme ralentit, il y a moins d'interventions de Léon, l'atmosphère
semble paisible. Ce calme est trompeur !
l.11 " le cocher s'essuya le front " : il se repose, on a vécu
une scène assez mouvementée…
l.12-13 lexique de la nature (romantique) " contre-allées, au bord
de l'eau, près du gazon "
Net changement : " mais " marque l'opposition et
" tout-à-coup " souligne un changement de rythme.
5 virgules dans cette phrase : rythme assez brusque, découpé…
Encore des noms de villes et de rues ainsi que le jardin des plantes
(l.16-18). Encore une marque du réalisme.
3° arrêt !
" marchez donc ! " souligne l'énervement de Léon "
furieusement ". Il donne une dernier ordre et c'est le début de la
course folle…
l.20 on nous décrit vraiment tout le trajet, phrases accumulatives, très
réaliste. On a vraiment l'impression de parcourir a ville.
Anaphore de " par " (utilisé à 5 reprises)
On voit la ville comme un labyrinthe, très compliqué, on a du mal à
suivre si on ne connaît pas !
La description est maigre tandis que les noms de lieux sont abondants : à
vrai dire on est un peu perdu…
Seule exception : les jardins nous sont crédités d'une petite
description : cela ajoute un effet de contraste, le rythme de fait légèrement
moins soutenu : on peut reprendre son souffle !
" les vieillards " représentent ce que redoute Emma : vieillir
!
Cette brève description laisse de nouveau place aux nombreux noms de
lieux… c'est repartit !
l.26 " au hasard " marque l'anarchie du mouvement, notion de
folie, de désordre… " sans parti pris " on ne sait pas
pourquoi, elle semble incontrôlable…
l.27 " on " c'est le regard des Bourgeois : ils doivent se
demander ce qu'il se passe ! focalisation externe.
l.27 " saint Pol " : paroisse. Image assez amusante : ce qu'ils
font n'est tout de même pas très catholique !
l.30 " cimetière " rappelle la mort (tout comme l'hôpital tout
à l'heure) Emma redoute la mort.
" cabarets ", la débauche.
Cette accumulation peut rappeler la diversité du caractère d'Emma.
Le cochet est à bout : " démoralisé, pleurant de soif et de
tristesse "
Mais il continue car il ne veut pas perdre d'argent, en plus il ne
comprend pas trop ce qui lui arrive, cette fureur érotique… il est un
peu naïf.
Passage à l'imparfait : le rythme semble ralentir de nouveau !
La folie est vraiment communicative : à l'intérieur de la voiture, les
chevaux + le cochet !
Il n'y a plus de noms de lieux.
" port " et lieux stratégiques (commerce, observation).
" bourgeois " sujet de la proposition, lourd de sens et péjoratif
(bête + prétentieux).
" chose si extraordinaire " ne désigne pas que la voiture…
métaphores…
La ville est un décor, et le symbole de la rencontre
amoureuse. Anti-description ! Les 2 personnages ne voient rien. Ce que
voient les Bourgeois par contre leurs est très stupéfiant : c'est un
vision très sélective (Flaubert).
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