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Introduction :
I L'alternative de la " droite " :
1) Le capitalisme : a) Principes : Le capitalisme est un système économique dont la
particularité est l'organisation de la production sur une grande échelle
dans les entreprises qui, recherchant le bénéfice le plus élevé à leurs
risques et périls, disposent de leurs propres moyens de production, louent
les services de travailleurs. Ce système est caractérisé par la
concentration massive des entreprises : la concentration horizontale
(Konzern) se manifeste par l'achat d'entreprises en amont ou en aval de la
production initiale, la concentration verticale regroupe des entreprises de
même activité (cartels, holding…). Ces " ententes " ont pour
but d'accroître la production et les bénéfices. D'autre part, le
capitalisme se traduit aussi par : b) Avantages Le système économique a pour principal atout de développer
la production d’un pays qui engendre une prospérité de la société. Le
système de financement du capitalisme a accéléré l’évolution de la Révolution
Industrielle . La population peut accéder à une profusion de bien et
services. d) Défauts, limites La présence de cycles entraîne des crises profondes
et destructrices à l’exemple des crises de 1873 à 1895 et de 1929. De
plus les conséquences sociales sont désastreuses : les hommes sont
exploités, il y a beaucoup d’exclus, les ouvriers sont abrutis et les
valeurs morales se perdent. Enfin, à cause de la concentration, les petites
structures disparaissent. 2 ) Le Libéralisme a) Principes C’est une pensée politique et économique issue de la philosophie des Lumières. On distingue le libéralisme politique dont les principes sont énumérés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du libéralisme économique dont les bases furent jetées d’abord par Quesnay et Turgot puis par Adam Smith en 1776. Ce système repose sur la non-intervention de l’Etat, la libre concurrence, et l’exercice du droit de propriété. On le résume par le « laisser faire, laisser passer ». Le « Laisser faire » représente la liberté d’entreprendre et le « laisser passer », le libre échange. Les théoriciens libéralistes défendent l’idée que la recherche de l’intérêt personnel occasionne l’enrichissement de toute la société. C’est « chacun pour soi ». b) Avantages Le libéralisme encourage la création d’entreprise, et réhabilite la notion du gain d’argent. C’est en partie garce au libéralisme que la Révolution industrielle a pu se mettre en marche. Il génère une hausse importante de la richesse commune. d) Défauts, limites Ce système est marqué par un abus de pouvoir des patrons qui profitent de l’absence de législation sociale. Face à cette toute puissance patronale, la misère et l’impuissance des prolétaires s’accroissent. Les cycles économiques remettent en cause le « laisser passer » car, alors, les Etats pratiquent le protectionnisme. Enfin la « libre concurrence » sera remise en cause par la création de monopoles, en effet selon le président Wilson, « trop de concurrence, tue la concurrence » (loi anti-trusts). Le « laisser faire », en renforçant les secteurs compétitifs, conduit à la perte certaines entreprises. Le modèle libéraliste est la Grande Bretagne.
1) Les Socialismes : Les différents mouvements socialistes sont définitivement les opposant principaux aux idéologies alors mises en place, tel que le capitalisme s'appuyant lui même plus ou moins sur le principe libéraliste. Ces mouvements socialistes dénoncent donc les plus grands défauts liés au fonctionnement capitaliste, principalement sur la propriété privée, les moyens de production et pose la question de la distribution de la richesse. La misère est perçue comme le fruit d'un système de production injuste qui fonde la lutte des classes. Il existe 2 sortes de socialisme : a) le socialisme utopique : Cette première variante du socialisme est constituée par les réformistes. Ce socialisme utopique découle des Lumières et de l'idéal égalitaire révolutionnaire. Les solutions proposées par ce mouvement sont fondées sur le principe de solidarité, des associations et communautés, et surtout de la disparition de la propriété privée. Cependant, tous les réformistes ne sont pas du même avis en ce qui concerne le rôle que doit avoir l'Etat dans l'économie. Enfin, les réformistes pensent qu'il est possible de faire évoluer les conditions sociales en aménageant des nouvelles lois. Saint Simon a été un utopique. b) Le socialisme scientifique : En 1917, le mouvement socialiste observe une cassure
entre ceux qu’on appèle socialistes, les réformistes et les communistes
qu’on appèle scientifiques. Cette deuxième sorte de socialisme est aussi
appelée Marxisme et elle est constituée par les révolutionnaires. On peut
dire que les critiques vis-à-vis du capitalisme et les solutions proposées
par ce mouvement reposent sur des réflexions plus élaborées et calculées
que celles des réformistes. En fait, les révolutionnaires analysent avec
précision le fonctionnement du capitalisme et les origines de ses défauts
afin de proposer les solutions les plus adaptées pour contrer ce dernier
mouvement. Selon Karl Marx, l'Histoire de l'Humanité se définit par 4 périodes
comportant chacune un mode de production précis :
Karl Max
et Friedrich
Engels 2) L'anarchisme : Les anarchistes refusent toute forme d'Etat et affirment que la seule puissance est celle de l'individu. Ils sont donc hostiles à toute forme d'organisation au sein de partis ou de syndicats et prônent la grève générale pour abattre la société Bourgeoise. 3) Le catholicisme social : Le catholicisme social est un mouvement qui dénonce, au nom de la morale chrétienne, la misère ouvrière engendrée par le libéralisme. Mais ces gens ne sont pas non plus favorables au socialisme : en fait, leur réelle volonté est une société fondée sur les principes évangéliques. 4) Le Keynésianisme : Le Keynésianisme est une doctrine élaborée par
Keynes. Il veut une intervention importante de l'Etat dans l'économie
capitaliste pour pallier les défaillances du marché. A la manière du
catholicisme social, le keynésianisme n'est pas non plus très favorable au
socialisme : en fait, le capitalisme n'est pas une mauvaise solution s'il
est encadré par l'Etat. Conclusion : Après
avoir détaillé chaque caractéristique des principaux
systèmes politiques, nous pouvons maintenant décider du régime à
adopter afin d’obtenir le plus de bienfaits possible. Nous pensons donc
que la solution et la meilleure réponse aux multiples interrogations des
contemporains réside peut-être dans un capitalisme modéré, un socialisme
plus libre. En effet, la « gauche » et la « droite »
finissent obligatoirement, comme on l’a vu, par s’orienter vers un
certain extrêmisme et donc vers de graves dérives. Par son oppression et
l’exclusion qu’il provoque, le capitalisme « dur » se révèle
problématique, marginalisant trop la classe ouvrière. Pour sa part, le
communisme est une « illusion » car il est utopique et
impossible à mettre en place en réalité bien qu’il soit sans doute le
système politique le plus abouti au niveau théorique avec les travaux de
Karl Marx.
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Dernière mise à jour :
06/07/05 |