Histoire TS

Les interrogations sur le monde industriel

 

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Introduction :


Au cours des XIXe et XXe siècles, des révolutions industrielles secouent l'Europe. Cela a déclenché la création de nombreuses innovations techniques comme l'automobile, la machine à vapeur, le moteur à explosion ou encore les chemins de fer… De même, elles bouleversent les mentalités des contemporains à tous les niveaux. Ainsi, la religion est remise en question par les découvertes scientifiques. Dans le domaine artistique, de nouveaux mouvements apparaissent comme le cubisme. D'une manière générale, c'est le Progrès qui modifie la vie quotidienne de millions d'habitants qui ont perdu leurs repères sociaux. Des penseurs tentent donc de répondre au mieux à toutes les interrogations suscitées par cette période mouvementée en établissant des systèmes politiques, économiques et sociaux habilités à rendre la vie plus agréable à tous. D'un côté, les capitalistes et les libéraux pensent que la solution réside dans la liberté et la production tandis que de l'autres, communistes et socialistes fondent leurs théories sur l'égalité de la population.

I L'alternative de la " droite " :

 

1) Le capitalisme :

 a) Principes :

Le capitalisme est un système économique dont la particularité est l'organisation de la production sur une grande échelle dans les entreprises qui, recherchant le bénéfice le plus élevé à leurs risques et périls, disposent de leurs propres moyens de production, louent les services de travailleurs. Ce système est caractérisé par la concentration massive des entreprises : la concentration horizontale (Konzern) se manifeste par l'achat d'entreprises en amont ou en aval de la production initiale, la concentration verticale regroupe des entreprises de même activité (cartels, holding…). Ces " ententes " ont pour but d'accroître la production et les bénéfices. D'autre part, le capitalisme se traduit aussi par :

ü      la création de sociétés par actions afin de pouvoir faire face aux perpétuelles mutations du monde économique
ü      l'extrême mécanisation de la production
ü      la recherche de matières premières dans la monde entier
ü      une production toujours croissante stimulée par le principe de la libre concurrence
ü      de nouvelles organisations de la production. Ainsi, le taylorisme permet, par l'élimination des gestes inutiles et la séparation des tâches, de gagner en productivité.

b) Avantages

Le système économique a pour principal atout de développer la production d’un pays qui engendre une prospérité de la société. Le système de financement du capitalisme a accéléré l’évolution de la Révolution Industrielle . La population peut accéder à une profusion de bien et services.

d) Défauts, limites

La présence de cycles entraîne des crises profondes et destructrices à l’exemple des crises de 1873 à 1895 et de 1929. De plus les conséquences sociales sont désastreuses : les hommes sont exploités, il y a beaucoup d’exclus, les ouvriers sont abrutis et les valeurs morales se perdent. Enfin, à cause de la concentration, les petites structures disparaissent.

Le modèle du capitalisme est les USA.

2 ) Le Libéralisme

a) Principes

C’est une pensée politique et économique issue de la philosophie des Lumières. On distingue le libéralisme politique dont les principes sont énumérés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, du libéralisme économique dont les bases furent jetées d’abord par Quesnay et Turgot puis par Adam Smith en 1776. Ce système repose sur la non-intervention de l’Etat, la libre concurrence, et l’exercice du droit de propriété. On le résume par le « laisser faire, laisser passer ». Le « Laisser faire » représente la liberté d’entreprendre et le « laisser passer », le libre échange. Les théoriciens libéralistes défendent l’idée que la recherche de l’intérêt personnel occasionne l’enrichissement de toute la société. C’est « chacun pour soi ».

b) Avantages

Le libéralisme encourage la création d’entreprise, et réhabilite la notion du gain d’argent. C’est en partie garce au libéralisme que la Révolution industrielle a pu se mettre en marche. Il génère une hausse importante de la richesse commune.

d) Défauts, limites

Ce système est marqué par un abus de pouvoir des patrons qui profitent de l’absence de législation sociale. Face à cette toute puissance patronale, la misère et l’impuissance des prolétaires s’accroissent. Les cycles économiques remettent en cause le « laisser passer » car, alors, les Etats pratiquent le protectionnisme. Enfin la « libre concurrence » sera remise en cause par la création de monopoles, en effet selon le président Wilson, « trop de concurrence, tue la concurrence » (loi anti-trusts). Le « laisser faire », en renforçant les secteurs compétitifs, conduit à la perte certaines entreprises.

Le modèle libéraliste est la Grande Bretagne.

Adam Smith

II Les idéologies qui s'opposent

1) Les Socialismes :

Les différents mouvements socialistes sont définitivement les opposant principaux aux idéologies alors mises en place, tel que le capitalisme s'appuyant lui même plus ou moins sur le principe libéraliste. Ces mouvements socialistes dénoncent donc les plus grands défauts liés au fonctionnement capitaliste, principalement sur la propriété privée, les moyens de production et pose la question de la distribution de la richesse. La misère est perçue comme le fruit d'un système de production injuste qui fonde la lutte des classes. Il existe 2 sortes de socialisme :

a) le socialisme utopique :

Cette première variante du socialisme est constituée par les réformistes. Ce socialisme utopique découle des Lumières et de l'idéal égalitaire révolutionnaire. Les solutions proposées par ce mouvement sont fondées sur le principe de solidarité, des associations et communautés, et surtout de la disparition de la propriété privée. Cependant, tous les réformistes ne sont pas du même avis en ce qui concerne le rôle que doit avoir l'Etat dans l'économie. Enfin, les réformistes pensent qu'il est possible de faire évoluer les conditions sociales en aménageant des nouvelles lois. Saint Simon a été un utopique.

b) Le socialisme scientifique :

En 1917, le mouvement socialiste observe une cassure entre ceux qu’on appèle socialistes, les réformistes et les communistes qu’on appèle scientifiques. Cette deuxième sorte de socialisme est aussi appelée Marxisme et elle est constituée par les révolutionnaires. On peut dire que les critiques vis-à-vis du capitalisme et les solutions proposées par ce mouvement reposent sur des réflexions plus élaborées et calculées que celles des réformistes. En fait, les révolutionnaires analysent avec précision le fonctionnement du capitalisme et les origines de ses défauts afin de proposer les solutions les plus adaptées pour contrer ce dernier mouvement. Selon Karl Marx, l'Histoire de l'Humanité se définit par 4 périodes comportant chacune un mode de production précis :

ü      La lutte des classes : élément douloureux mais néanmoins indispensable pour passer d'une phase à l'autres.
ü     
Le capitalisme : qui entraîne, par son fonctionnement, une lutte entre patrons et ouvriers. Selon Marx, si cette phase capitaliste est nécessaire à l'industrialisation, elle créé trop de problèmes sociaux pour durer. Le capitalisme est donc condamné à céder sa place au socialisme.
ü      La dictature prolétarienne qui renverse le système capitaliste par une révolution des ouvriers.
ü      La mise en place d’une société communiste où les classes sont abolies et où l’égalité doit être reine.

Le socialisme Marxiste propose donc une organisation nouvelle qui ne peut être mis en œuvre que par la révolution, détruisant l'Etat Bourgeois pour bâtir l'Etat Socialiste, et l'approbation collective des moyens de production.

   

Karl Max               et      Friedrich Engels

2) L'anarchisme :

Les anarchistes refusent toute forme d'Etat et affirment que la seule puissance est celle de l'individu. Ils sont donc hostiles à toute forme d'organisation au sein de partis ou de syndicats et prônent la grève générale pour abattre la société Bourgeoise.

3) Le catholicisme social :

Le catholicisme social est un mouvement qui dénonce, au nom de la morale chrétienne, la misère ouvrière engendrée par le libéralisme. Mais ces gens ne sont pas non plus favorables au socialisme : en fait, leur réelle volonté est une société fondée sur les principes évangéliques.

4) Le Keynésianisme :

Le Keynésianisme est une doctrine élaborée par Keynes. Il veut une intervention importante de l'Etat dans l'économie capitaliste pour pallier les défaillances du marché. A la manière du catholicisme social, le keynésianisme n'est pas non plus très favorable au socialisme : en fait, le capitalisme n'est pas une mauvaise solution s'il est encadré par l'Etat.
            Pour résumer, on peut penser que les volontés socialistes sont idéales pour supprimer les problèmes sociaux causés par le capitalisme. En effet, les gouvernement " type " socialistes peuvent être considérés comme solutions idéales. Malheureusement, les différentes formes de socialisme et principalement le communisme n'ont jamais su prouver leur réelle efficacité : en fait ils sont inapplicables dans les sociétés industrialisées.

Conclusion :

Après avoir détaillé chaque caractéristique des principaux  systèmes politiques, nous pouvons maintenant décider du régime à adopter afin d’obtenir le plus de bienfaits possible. Nous pensons donc que la solution et la meilleure réponse aux multiples interrogations des contemporains réside peut-être dans un capitalisme modéré, un socialisme plus libre. En effet, la « gauche » et la « droite » finissent obligatoirement, comme on l’a vu, par s’orienter vers un certain extrêmisme et donc vers de graves dérives. Par son oppression et l’exclusion qu’il provoque, le capitalisme « dur » se révèle problématique, marginalisant trop la classe ouvrière. Pour sa part, le communisme est une « illusion » car il est utopique et impossible à mettre en place en réalité bien qu’il soit sans doute le système politique le plus abouti au niveau théorique avec les travaux de Karl Marx.
          Cependant, le XXe siècle montre que ce régime s’est effondré au contraire du capitalisme, majoritaire à notre époque, puisqu’il a mieux su s’adapter à toutes les situations rencontrées. Le meilleur système politique et social se situerait donc à mi-chemin entre socialisme et capitalisme : il permettrait de générer profit et bonheur, répartissant équitablement les droits entre prolétariat et patronat. Mais évidemment, le régime parfait n’existe pas !

 

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 06/07/05